Retraite & Argent · Le journal

Prendre sa retraite à Bali : visas, fiscalité et qualité de vie, le guide complet

Deux visas dédiés aux seniors mais des seuils relevés à 3 000 dollars de revenus mensuels, une pension imposée tantôt en Indonésie tantôt en France, un système de santé qui impose l'assurance privée et un sol qui ne se possède pas. Voici, textes officiels en main, ce qu'implique réellement une installation à Bali pour un retraité français.

Paysage tropical de Bali entre rizières, palmiers et reliefs volcaniques
Entre la côte nord, presque sèche de juin à octobre, et le centre de l'île où il pleut toute l'année, choisir son lieu de vie à Bali, c'est d'abord choisir son climat. Photo : Unsplash.

Bali occupe une place à part dans l'imaginaire de la retraite à l'étranger : rizières en terrasses, douceur de vivre, coût de la vie réputé dérisoire. La réalité de 2026 est plus rugueuse : droit des visas refondu entre 2023 et 2024 avec des seuils doublés, roupie dépréciée qui fausse les guides anciens, et aucune convention avec la France, ni de sécurité sociale, ni sur les successions. Restent de vrais atouts : deux visas dédiés aux seniors, aucun impôt local sur la fortune, aucun droit de succession indonésien.

Ce guide s'adresse à un Français de 55 ans ou plus qui envisage sérieusement de s'installer à Bali, seul ou en couple, avec une pension française. Il repose sur l'état du droit vérifié au 29 août 2026 : règlements indonésiens sur les visas, pages officielles de l'immigration, convention fiscale de 1979, doctrine fiscale française, barèmes de la Caisse des Français de l'Étranger, fiches de France Diplomatie. Quand une donnée manque ou se contredit, c'est écrit.

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Un avertissement, tout de suite. Les seuils et taux cités sont ceux constatés au 29 août 2026, et ils bougent vite : l'immigration indonésienne peut réviser les montants des visas par simple décision. Chaque chiffre est daté ; revérifiez-le à la source avant toute démarche. Et pour être parfaitement clair : cet article ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé.

À retenir

  • 3 000 dollars de revenus ou de pension par mois : le seuil du visa retraite, pour les deux formules, plus, pour la formule d'un an E33F, un relevé bancaire de 3 mois d'au moins 2 000 dollars. État d'août 2026.
  • 50 000 dollars à déposer dans une banque publique indonésienne pour la formule de cinq ans sans garant, dès 55 ans.
  • 7 millions de roupies de frais officiels pour le visa d'un an, 13 millions pour celui de cinq ans, soit environ 340 et 630 euros au taux d'août 2026.
  • Les pensions privées deviennent imposables en Indonésie, au barème de 5 à 35 % ; les pensions de sécurité sociale et de fonctionnaires restent imposées en France, convention de 1979.
  • Aucune convention de sécurité sociale entre les deux pays : 1 968 euros par an en solo, 3 576 euros pour un couple à la Caisse des Français de l'Étranger, barème d'avril 2026.
  • 2 500 à 3 500 euros par mois pour un couple confortablement installé, selon la presse francophone spécialisée de 2026.

Le visa retraite, deux formules officielles

Il n'existe pas de « visa retraite » autonome en droit indonésien. Le séjour du retraité relève d'une famille de visas baptisée rumah kedua, la résidence secondaire, créée par le règlement ministériel 22/2023 et remaniée par son amendement de 2024, dont les personnes de 55 ans ou plus. Le portail officiel la décline en deux produits pour le retraité.

Un passeport ouvert sur une carte du monde
Toutes les demandes de visa long séjour se déposent en ligne, sur le portail officiel de l'immigration indonésienne. Photo : Unsplash.

E33F : un an, avec garant

Selon sa page officielle consultée en août 2026, le visa E33F exige une pension ou des revenus d'au moins 3 000 dollars américains par mois, un relevé bancaire des trois derniers mois d'au moins 2 000 dollars et un garant local, le penjamin, disposant d'un compte sur le portail e-visa. Coût officiel total : 7 millions de roupies, permis de retour compris. Traitement annoncé en cinq jours ouvrés, visa à utiliser sous 90 jours, prolongeable en ligne. Travailler pour une entité indonésienne est interdit.

E33E : cinq ans, sans garant, avec 50 000 dollars

Le E33E est la version longue : cinq ans, prolongeables dans la limite de dix, rangée dans la catégorie Golden Visa sous l'appellation Silver Hair. Réservé aux 55 ans et plus, sans garant, il exige de déposer au moins 50 000 dollars sur un compte à son nom dans une banque publique indonésienne, preuve à fournir sous 90 jours, en plus des mêmes justificatifs de revenus. Frais officiels : 13 millions de roupies. À l'issue, le règlement ouvre le passage vers le titre permanent, l'ITAP, délivré par périodes de cinq ans ; le délai d'accès n'est pas limpide, trois ans selon la communication des ambassades, quatre à cinq selon des agences.

Un couple de retraités au bord de l'eau
Le visa d'un an et le visa de cinq ans exigent le même niveau de revenus : 3 000 dollars par mois en août 2026. Photo : Unsplash.

L'âge minimal, une incohérence non résolue

Honnêteté oblige sur l'âge. Le texte de 2023 fixait 60 ans ; l'amendement de 2024 a abaissé à 55 ans les articles régissant les deux visas retraite, mais deux articles du même règlement mentionnent toujours 60 ans ; le portail officiel, lui, affiche en août 2026 la barre des 55 ans et plus pour les deux formules, le E33E comme le E33F. Seule certitude : le E33E affiche 55 ans et plus ; vérifiez le portail au dépôt. Méfiez-vous surtout des seuils de l'ancien régime, encore repris par des cabinets fin 2025 : « 1 500 dollars par mois », agent agréé, aide locale à employer. Les chiffres en vigueur, 3 000 dollars par mois et 50 000 dollars de dépôt pour cinq ans, restent révisables par simple décision : des photographies d'août 2026, pas des acquis.

Les autres voies de séjour, et leurs pièges

Le visa retraite n'est pas la seule porte. Voici les autres, telles que publiées en 2023-2024, avec ce que chacune ne donne pas.

Les voies de séjour ouvertes à un retraité français en Indonésie, état vérifié en août 2026
Voie Conditions financières Durée À savoir
Visa retraite E33F
avec garant
Pension ou revenus de 3 000 $ par mois, relevé 3 mois de 2 000 $ minimum, frais officiels de 7 millions de roupies 1 an, renouvelable Garant local obligatoire ; 55 ans et plus selon la page officielle
Visa retraite E33E
dit Silver Hair, sans garant
55 ans et plus, dépôt de 50 000 $ en banque publique sous 90 jours, revenus de 3 000 $ par mois, frais de 13 millions de roupies Jusqu'à 5 ans, prolongeable dans la limite de 10 ans Catégorie Golden Visa ; le dépôt reste votre argent, sur un compte à votre nom
Second Home E33
résidence secondaire patrimoniale
Engagement de dépôt d'au moins 130 000 $ ou d'achat d'un appartement d'au moins 1 000 000 $, sous 90 jours Titre jusqu'à 5 ans Le seuil de « 2 milliards de roupies » lu ailleurs vient d'une circulaire de fin 2022, périmée
Golden Visa investisseur Sans société : 350 000 $ en obligations d'État, actions cotées ou fonds pour 5 ans ; 700 000 $ ou logement d'au moins 1 000 000 $ pour 10 ans 5 ou 10 ans Ce n'est pas un dépôt bancaire libre, contrairement à ce qui circule
Remote worker
pour le retraité encore actif
Revenus d'au moins 60 000 $ par an et contrat avec une entreprise établie hors d'Indonésie 1 an Incompatible avec une activité pour une entité indonésienne
Visa à l'arrivée
pour le repérage
500 000 roupies, passeport valable 6 mois, billet de sortie 30 jours, prolongeable une fois 30 jours N'ouvre aucun statut de résident ; prolongation avec passage physique et biométrie depuis mai 2025

Le Second Home vise le patrimoine plutôt que la pension : 130 000 dollars de dépôt, environ 112 000 euros au taux d'août 2026, ou un appartement à un million de dollars ; pour qui remplit les conditions du visa retraite, le E33E immobilise 50 000 dollars pour la même durée. Quant au Golden Visa investisseur, lancé le 25 juillet 2024, ses 350 000 dollars pour cinq ans doivent aller vers des obligations d'État, des actions cotées ou des fonds, pas sur un simple compte en banque.

Une pagode noire entourée de verdure
Second Home, Golden Visa, télétravailleur : chaque famille de visa vise un profil de patrimoine différent. Photo : Unsplash.

Pour le repérage, le visa à l'arrivée suffit : 500 000 roupies pour 30 jours, prolongeable une seule fois pour le même montant. S'y ajoutent le formulaire électronique « All Indonesia », à remplir jusqu'à 72 heures avant l'arrivée, et la taxe touristique balinaise de 150 000 roupies par entrée, environ 7,50 euros, dont les détenteurs d'un titre de séjour sont dispensés ; ne la confondez pas avec le prix du visa. Et gare au dépassement de séjour : un million de roupies d'amende par jour, environ 50 euros selon France Diplomatie, expulsion au-delà de 60 jours.

Un temple de pierre sous le ciel bleu
Le visa à l'arrivée permet de repérer les lieux pendant deux mois au plus, pas de s'installer. Photo : Unsplash.

La procédure, les pièces, le calendrier

L'unique canal de dépôt est le portail officiel evisa.imigrasi.go.id ; le sélecteur y affiche littéralement « Silver Hair & Retirement », « Second Home » et « Golden Visa ». La demande peut être déposée depuis l'étranger. Des guides décrivent aussi l'entrée en visa court puis le changement de statut sur place, voie non vérifiée officiellement : à confirmer.

Côté pièces : passeport valable six mois, photographie, preuve des moyens de subsistance, justificatifs des 3 000 dollars mensuels et, pour le E33F, le dossier du garant. Ce garant n'est pas une invention d'agences : le bureau d'immigration du sud de Bali, à Jimbaran, liste les documents exigés de la société garante. Le E33E, lui, se demande sans garant : comparez le coût réel des deux formules avant de payer un intermédiaire pour ce parrainage.

Une voyageuse portant ses bagages
Depuis mai 2025, toute prolongation de visa impose un passage physique au bureau d'immigration pour la biométrie. Photo : Unsplash.

Les frais officiels relèvent du barème de 2024 : titre de séjour d'un an à 3 millions de roupies, de cinq ans à 7 millions, permis de retour d'un an à 1,5 million, titre permanent de cinq ans à 7 millions et de dix ans à 12 millions ; tout chiffre antérieur est périmé. Depuis le 29 mai 2025, selon la presse spécialisée locale, toute prolongation suit un circuit hybride, enregistrement en ligne puis passage physique avec biométrie, avec files prioritaires pour les personnes âgées : l'époque du renouvellement délégué à une agence est close. En sens inverse, un titre-passerelle créé en 2024, le bridging visa, demandé jusqu'à trois jours avant l'expiration et délivré sous trois jours ouvrés, évite le dépassement de séjour pendant l'instruction.

Fiscalité : ce que l'Indonésie prend, ce que la France garde

À Bali, un retraité français vit sous trois calendriers : le visa qui expire, la déclaration fiscale indonésienne du 31 mars et le certificat de vie annuel. Ceux qui durent traitent les trois comme des rendez-vous fixes, jamais comme des surprises.

Résident fiscal dès l'arrivée, ou presque

Devient résident fiscal celui qui séjourne plus de 183 jours sur douze mois, mais aussi celui qui arrive avec l'intention de résider, prouvée par un titre de séjour de plus de 183 jours, un bail ou un compte bancaire local : un retraité muni d'un visa retraite peut l'être dès l'arrivée. Suivent l'immatriculation fiscale, le NPWP, l'imposition des revenus mondiaux sous réserve de la convention, et la déclaration annuelle, la SPT, à déposer avant le 31 mars avec la liste de ses actifs et passifs. La radiation du numéro fiscal au départ définitif déclenche un contrôle, et l'immigration et le fisc échangent leurs données depuis 2018.

Des documents de calcul posés sur un bureau
Le résident fiscal indonésien déclare ses revenus mondiaux, liste de ses actifs comprise, avant le 31 mars. Photo : Unsplash.

Le barème indonésien, et ce que le pays ne taxe pas

Le barème des résidents, en vigueur en 2026, compte cinq tranches : 5 % jusqu'à 60 millions de roupies, 15 % jusqu'à 250 millions, 25 % jusqu'à 500 millions, 30 % jusqu'à 5 milliards, 35 % au-delà, après un abattement personnel de 54 millions de roupies. Aucun régime de faveur pour les retraités : le dispositif territorial de quatre ans vanté par certains blogs est réservé aux experts agréés. En contrepartie : aucun impôt sur la fortune et aucun droit de succession ni de donation en Indonésie. La TVA affiche 12 % de taux légal depuis 2025 mais 11 % d'effectif hors luxe.

Qui impose quoi : la convention de 1979

La France et l'Indonésie sont liées par une convention fiscale signée à Jakarta le 14 septembre 1979, entrée en vigueur le 13 mars 1981, toujours appliquée et dont la mise à jour anti-abus n'a pas touché aux pensions. Attention : le PDF officiel porte une coquille, « 13 mars 1961 » ; la bonne date est 1981.

Qui impose quoi, selon la convention fiscale entre la France et l'Indonésie
Nature du revenu Article Qui impose Conséquence concrète
Pension privée au titre d'un emploi antérieur18 § 1Indonésie seuleBarème progressif de 5 à 35 %, à déclarer dans la SPT annuelle
Pension de sécurité sociale française18 § 2France seuleLa retraite de base reste imposée en France, par retenue à la source
Pension publique de fonctionnaire19 § 2France seuleSans exception de nationalité pour les pensions dans le texte
Complémentaire Agirc-Arrco18 § 1 ou § 2Non tranchéLa doctrine assimile les régimes obligatoires à la sécurité sociale, mais aucune source propre à cette convention ne le confirme
Loyers d'un bien situé en France6FrancePlus 17,2 % de prélèvements sociaux, sans taux réduit depuis l'Indonésie
Dividendes de source française10France, plafonnée à 15 %12,8 % en droit interne pour une personne physique, donc sous le plafond
Plus-values sur valeurs mobilières13 § 3IndonésieLes gains étrangers d'un résident sont imposés au barème progressif indonésien
Plus-value immobilière française13 § 1France19 % plus 17,2 %, avec abattements de durée de détention
Fortune immobilière située en France23FranceIFI au-delà de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier français, seuil 2026
SuccessionAucune conventionFrance, par l'article 750 ter du CGIBiens français, et patrimoine mondial si l'héritier a vécu en France 6 des 10 dernières années

Deux erreurs symétriques coûtent cher. « Je paie déjà mes impôts en France, donc rien à faire en Indonésie » : faux, la convention attribue les pensions privées à l'Indonésie seule, confirmé ligne Indonésie par la notice officielle des non-résidents, édition 2026. « Plus d'impôt français du tout » : faux aussi, les pensions de sécurité sociale et publiques restent imposées en France, et la déclaration indonésienne demeure obligatoire. Le vrai point discuté est l'Agirc-Arrco : la notice française assimile tous les régimes obligatoires à la sécurité sociale, mais aucune doctrine propre à cette convention n'a pu être consultée. Faites qualifier vos pensions par écrit par le service des impôts des particuliers non-résidents avant de bâtir un budget.

Ce que la France continue de prélever

Pour les revenus restés imposables en France : les pensions subissent la retenue à la source opérée par la caisse, après abattement de 10 % : au barème des revenus 2025, 0 % jusqu'à 17 122 euros, 12 % jusqu'à 49 667 euros, 20 % au-delà, les deux premières tranches étant libératoires. Les autres revenus français relèvent du taux minimum, 20 % puis 30 % au-delà de 29 579 euros. Le non-résident est exonéré de CSG, CRDS et CASA sur ses pensions, mais une cotisation d'assurance maladie les remplace, 3,20 % sur la base et 4,20 % sur l'Agirc-Arrco, barèmes 2026. Les loyers et plus-values immobilières français supportent 17,2 % de prélèvements sociaux.

La succession, angle mort du paradis fiscal

L'Indonésie ne taxe ni successions ni donations, mais la convention de 1979 ne couvre pas les successions et l'article 750 ter du CGI reprend la main : la succession d'un Français de Bali reste imposable en France sur les biens français, et sur le patrimoine mondial transmis à tout héritier domicilié fiscalement en France au moins six des dix dernières années. Pour des enfants restés en métropole, tout se passe à peu près comme si vous n'étiez jamais parti, déclaration dans les douze mois du décès. Ajoutez l'exit tax des gros portefeuilles de titres au transfert du domicile : Bali allège l'impôt sur certaines pensions, elle ne dissout pas le lien fiscal avec la France.

Ce que vous perdez côté protection sociale

Premier fait, brutal : il n'existe aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et l'Indonésie, la liste officielle du CLEISS ne mentionnant, en Asie du Sud-Est, que les Philippines. Aucun remboursement des soins sur place, donc, et l'ambassade à Jakarta prévient que l'État français ne prendra pas en charge santé ou rapatriement.

Deuxième fait, rassurant : la pension continue d'être versée, quel que soit le pays de résidence. La contrepartie est le certificat de vie : un seul par an vaut pour toutes les caisses, à renvoyer dans le délai d'un mois après notification, sous peine de suspension des versements, par application biométrique, autorité locale ou consulat. Les sources nationales divergent d'ailleurs entre elles : service-public.gouv.fr dit un mois, le site de l'Assurance retraite affiche « deux mois » avant suspension ; retenez le plus court. Vigilance enfin pour les couples : la fiche officielle sur la pension de réversion limite le virement sur un compte local à l'Union européenne et à certains pays tiers, liste non publiée ; interrogez votre caisse et conservez un compte bancaire français.

Une tour ornée de fleurs d'offrande
Comme les offrandes quotidiennes balinaises, le certificat de vie annuel est un rituel à ne jamais manquer. Photo : Unsplash.

La CFE, colonne vertébrale de la couverture

La voie de rattachement est l'adhésion volontaire à la Caisse des Français de l'Étranger. Conditions pour les retraités, bulletin officiel de janvier 2026 : une pension d'un régime de base français, aucune activité, et au moins quinze années de cotisation, l'Indonésie n'étant pas conventionnée. Le barème d'avril 2026 est forfaitaire : 492 euros par trimestre en solo, 894 euros en famille, soit 3 576 euros par an pour un couple, avec une catégorie aidée à 228 euros par trimestre sous 24 030 euros de ressources. Pas de questionnaire de santé, mais des carences : aucune si l'adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l'installation, six mois sinon pour les 45 ans et plus. Adhérez avant de partir. Quant à l'assurance maladie publique locale, la BPJS, n'y comptez pas : les sources assurantielles concordent, les étrangers non salariés n'y accèdent pas en pratique, le texte officiel n'ayant pu être consulté.

Se soigner à Bali : le vrai niveau de l'offre

La règle de base, selon France Diplomatie : les hôpitaux indonésiens ne prodiguent aucun soin sans accord de prise en charge d'une assurance ou numéro de carte bancaire à débiter, urgences comprises. Les autorités françaises recommandent les hôpitaux privés, préviennent qu'un problème grave peut imposer une évacuation vers Singapour ou la France et jugent impérative une assurance incluant le rapatriement ; Londres chiffre une évacuation en dizaines de milliers de livres.

Le groupe privé BIMC exploite trois établissements à urgences permanentes, à Kuta, Nusa Dua et Ubud, et accepte une centaine d'assureurs en facturation directe ; l'hôpital BaliMed de Denpasar dispose d'un laboratoire de cathétérisme cardiaque ; l'hôpital public de référence reste le RSUP Prof. Ngoerah, l'ex-Sanglah ; et le Bali International Hospital de Sanur a été inauguré le 25 juin 2025 avec 255 lits. Les limites demeurent : traumatismes sévères, urgences cardiaques complexes, AVC graves et cancers avancés imposent un transfert vers Jakarta ou l'étranger. La chambre individuelle chez BIMC s'affichait à environ 49 euros la nuit en août 2026 ; aucun barème public de consultation n'a pu être vérifié, tout passe par devis.

La blouse d'un médecin avec son stéthoscope
Les hôpitaux indonésiens exigent une garantie d'assurance ou bancaire avant de prodiguer le moindre soin. Photo : Unsplash.

Ce que la CFE rembourse vraiment en Indonésie

La CFE classe l'Indonésie en zone 2, avec un tiers payant hospitalier à 80 %, les 20 % restants, dépassements et chambre particulière restant à votre charge. Hors tiers payant, le barème 2026 rembourse l'hospitalisation à 50 % du coût réel, les actes techniques à 40 % et plafonne la consultation à 21 euros ; la caisse ne nomme pas les établissements balinais conventionnés, faites-le confirmer. Surtout, mesurez le scénario de l'évacuation : Singapour est en zone 5, remboursée à 19 % hors tiers payant. C'est le trou que doit couvrir une assurance internationale à plafond élevé avec rapatriement, au devis uniquement ; C'est le trou que doit couvrir une assurance internationale à plafond élevé avec rapatriement, au devis uniquement ; aucun tarif public n'a pu être vérifié, faites établir plusieurs devis avant le départ.. Et certains programmes locaux d'évacuation bon marché appliquent des limites d'âge : faites confirmer par écrit ce qu'il advient de votre couverture après 70 ans.

Reste l'environnement sanitaire. La rage est présente à Bali, plusieurs dizaines de cas rapportés par France Diplomatie ; la dengue connaît une très forte recrudescence dans tout le pays ; il n'y a pas de paludisme à Bali. En août 2026, les autorités sanitaires américaines ont signalé des cas de Zika chez des voyageurs revenant de Bali, ce que les autorités locales contestent.

Combien ça coûte, poste par poste

Avant tout chiffre, le taux de change : au taux de la Banque centrale européenne du 28 août 2026, 1 euro vaut 20 628 roupies. Les blogs qui convertissent encore à 15 000 ou 16 000 roupies l'euro surestiment les prix de 29 à 38 %. Les données participatives citées sont de petits échantillons : des ordres de grandeur.

Budget mensuel d'un couple de retraités à Bali, poste par poste, relevés d'août 2026
Poste mensuel Montant constaté Réserve
Villa 2 chambres à l'année, sud de l'île1 210 à 2 020 €Annonces actives en août 2026, zones Ungasan à Umalas
Maison locale ou appartement295 à 1 470 €Fourchettes presse spécialisée 2026, selon zone et standing
Électricité, logement de 85 m²34 à 71 €Relevés participatifs 2026 ; villa climatisée avec piscine au-dessus, au tarif de 0,070 à 0,082 € le kWh gelé au 3e trimestre 2026
Internet fibre12 à 16 €Tarifs opérateur relevés en août 2026, couverture à vérifier par adresse
Scooter de location50 à 80 €Presse francophone spécialisée, 2026
Voiture avec chauffeur à temps partiel200 à 300 €Même source ; la location au mois sans chauffeur se négocie sur place, sans grille publiée
Aide à domicile, 6 h par semaineenviron 77 €Donnée 2025 ; un temps plein déclaré ne peut être payé sous le minimum légal 2026, 155 à 184 € selon la régence
Santé, CFE formule famille298 €3 576 € par an, barème d'avril 2026, hors assurance complémentaire
Vol aller-retour Paris-Denpasar, à lisser700 à 1 212 € par voyageRelevé d'agrégateurs du 29 août 2026 ; creux en novembre, pic en juillet-août
Repère global pour un couple2 500 à 3 500 €Presse francophone 2026 ; une source anglophone de 2025 avance 940 à 1 800 €, écart de millésime et de standard signalé

La nourriture raconte deux économies parallèles. Côté local, les prix relevés en 2026 restent très bas : repas au warung entre 1,60 et 2,40 euros, kilo de riz à 0,85 euro, douzaine d'œufs entre 1,20 et 1,90 euro, dîner à deux en milieu de gamme entre 17 et 24 euros. Côté importé, l'addition change de nature : fromage entre 5,50 et 14,40 euros le kilo, vin produit localement entre 9,70 et 12,10 euros la bouteille, l'importé nettement au-dessus sans prix fiable vérifiable en ligne, les accises sur l'alcool étant élevées. Le surcoût exact du panier français reste à documenter en rayon.

Des fruits exotiques sur un marché
Sur les produits locaux, le marché balinais reste imbattable ; c'est le panier importé qui creuse le budget. Photo : Unsplash.

Trois postes méritent un commentaire. L'électricité : tarifs gelés au troisième trimestre 2026, 0,070 à 0,082 euro le kilowattheure, révisables chaque trimestre ; les moyennes participatives ne décrivent pas une villa climatisée avec piscine, prévoyez plus. Le carburant : après la hausse de juin 2026, l'essence courante valait 0,77 euro le litre fin août, la qualité subventionnée 0,48 euro. L'aide à domicile : les « 100 à 150 euros par mois pour un temps plein » des blogs sont sous le minimum légal balinais de 2026, 155 à 184 euros selon la régence ; en dessous, un temps plein déclaré est illégal, le marché expatrié étant au-dessus, sans donnée publiée.

Un champ cultivé d'un vert intense
Un repas au warung coûte moins de deux euros et demi ; le standard de vie à l'occidentale change toute l'équation. Photo : Unsplash.

Reste le poste oublié : les allers-retours vers la France. Aucun vol direct Paris-Denpasar n'était listé au moment du relevé, les seules liaisons directes européennes partant d'Amsterdam et d'Istanbul. La saisonnalité est robuste : creux de novembre à janvier hors fêtes, pic en juillet-août, allers-retours moyens de 741 euros en novembre à plus de 1 200 en juillet. Un couple qui rentre deux fois par an doit inscrire 3 000 à 4 000 euros annuels sur cette ligne, à réévaluer au moment de réserver.

Se loger ou acheter : ce que dit le droit indonésien

La règle qui conditionne tout : la pleine propriété du sol, le Hak Milik, est fermée aux étrangers par la loi agraire de 1960. Trois voies légales existent. Le bail de longue durée, typiquement 25 à 30 ans à Bali : vous achetez une durée, pas un bien, et la prolongation se renégocie au prix du terrain du moment. Le droit d'usage, le Hak Pakai, réservé aux étrangers munis d'un titre de séjour, sur un schéma de 30 ans prolongeables de 20 puis renouvelables de 30, 80 ans au maximum. Enfin la société à capitaux étrangers, la PT PMA, avec un capital de l'ordre de 10 milliards de roupies selon les sources de 2025 : une voie d'investisseur, pas de retraité.

Une villa tropicale et sa piscine
La villa avec piscine s'achète en bail de 25 à 30 ans, jamais en pleine propriété. Photo : Unsplash.

Le prête-nom, un Indonésien qui porte le Hak Milik pour votre compte, est illégal : contrat nul, fonds non récupérables, bien confiscable, tribunaux donnant systématiquement tort à l'étranger. Et le contexte se durcit : le gouverneur de Bali a posé en novembre 2025 trois conditions aux investissements étrangers, dépasser 10 milliards de roupies, épargner les secteurs des petites entreprises locales, ne pas convertir de terres agricoles actives, révocation des permis à la clé.

Des prix planchers s'appliquent aux étrangers depuis une décision ministérielle de 2022 : à Bali, 5 milliards de roupies pour une maison, environ 242 000 euros au taux d'août 2026, 2 milliards pour un appartement, environ 97 000 euros. Un simple visa à l'arrivée suffit pour acheter selon une déclaration officielle de 2023, mais l'enregistrement d'un Hak Pakai exigerait un titre de séjour selon plusieurs juristes, pratique non vérifiée ; et aucun droit de séjour n'est attaché à l'achat. Côté marché, l'entrée de gamme d'une villa d'une chambre en bail tournait autour de 179 000 dollars en 2026, hausses foncières de 6 à 8 % par an selon les agences ; aucune statistique officielle de prix au mètre carré n'existe.

Une cabane au milieu des rizières
Vérifier le zonage avant de signer : des dizaines de constructions ont été démolies à Bingin en juillet 2025. Photo : Unsplash.

Frais, taxes et le mirage du rendement locatif

Les frais de transaction restent contenus : droit de mutation plafonné à 5 % pour l'acquéreur après abattement, notaire de l'ordre de 1 %, impôt final de 2,5 % pour le vendeur ; sur un bail, pas de droit de mutation mais 10 % d'impôt final côté bailleur, et la taxe foncière annuelle est plafonnée à 0,5 %. Sur le neuf, la TVA affiche 12 % de taux légal mais 11 % d'effectif hors luxe : faites préciser le calcul au contrat. Quant au projet « je louerai pour financer ma retraite », confrontez-le aux chiffres de 2026 : licence obligatoire, taxe hôtelière de 10 %, impôt final de 10 % sur les loyers pour un résident fiscal indonésien et 20 % pour un propriétaire non-résident, gestion de 15 à 30 %, coûts totaux de 40 à 50 % du brut, occupation moyenne de 46 %. Les rendements « garantis » ne survivent pas à cette arithmétique, ni au risque réglementaire : en juillet 2025, 40 à 48 constructions touristiques ont été démolies à Bingin pour violation du zonage.

Les terrasses de riz vues du ciel
Depuis novembre 2025, Bali refuse les projets étrangers qui convertissent des terres agricoles actives. Photo : Unsplash.

Où s'installer : une île, cinq climats

Bali se lit avec une clé simple : la chaîne volcanique du mont Agung coupe l'île en deux régimes de pluie, un nord plus sec, un sud et un centre arrosés, et l'altitude fait chuter les températures. La mousson s'installe d'octobre à avril, la meilleure période court de juin à septembre. Les chiffres ci-dessous mêlent normales officielles au sud et données modélisées ailleurs : des ordres de grandeur, pas des relevés certifiés.

Le climat de Bali selon les zones d'installation courantes
Zone Pluie annuelle Profil
Sud (Denpasar, Sanur, normales 1991-2020)1 742 mmSaison sèche marquée de mai à octobre, 16 mm en août ; janvier à 388 mm ; 26 à 28 °C toute l'année
Nord (Singaraja, Lovina)1 399 mmQuasi à sec de juin à octobre ; le plus sec de l'île, mais à environ 3 h de route des hôpitaux du sud
Centre (Ubud)2 244 mmIl pleut toute l'année, même en saison sèche ; 24 à 26 °C, plus frais que la côte
Est (Amed, Candidasa, Sidemen)1 000 à 1 700 mmTrès sec en août-septembre ; authentique et abordable, loin des infrastructures
Hauts plateaux (Bedugul, vers 1 300 m)Non chiffré17 à 25 °C le jour, 10 à 15 °C la nuit : un pull le soir, pas de chauffage dans les maisons

Trois critères commandent le choix du quartier : hôpitaux, circulation, bruit. La presse francophone locale de 2026 est constante : Sanur est la zone la plus recommandée aux retraités, calme, à une trentaine de minutes de l'aéroport, 600 à 1 200 euros de loyer, et depuis 2025 le grand hôpital international dans sa zone dédiée à la santé. Ubud attire les retraités en quête de sérénité, 500 à 1 000 euros de loyer, une clinique BIMC sur place, au prix du climat le plus arrosé de l'île. Nusa Dua offre un cadre d'enclave sécurisée. À l'inverse, Canggu appartient aux nomades numériques et à leurs embouteillages, Seminyak aux budgets élevés, et l'est ou le nord, Amed, Sidemen, Lovina, à ceux qui échangent les infrastructures médicales contre l'authenticité et des prix bas.

Les rizières en terrasses de Tegalalang
Ubud et ses terrasses attirent les retraités en quête de calme, au prix du climat le plus arrosé de l'île. Photo : Unsplash.

L'île n'a aucun train, une seule autoroute courte au sud, et des points noirs de circulation quotidiens autour d'Ubud, Kuta et Denpasar : les temps réels aux heures de pointe explosent. L'aéroport international, 23,9 millions de passagers en 2024, ne listait aucune liaison directe avec Paris au moment du relevé. Et l'aéroport du nord de Bali, relancé politiquement fin 2024 pour une mise en service évoquée en 2028, n'est pas construit : n'y adossez aucune décision.

Un temple balinais au bord de l'eau
Autour des lacs d'altitude, il fait 10 à 15 degrés la nuit : prévoyez un pull, pas la climatisation. Photo : Unsplash.

Côté communauté française, le dernier chiffre officiel est national et date de fin 2020, 4 170 inscrits au registre pour toute l'Indonésie ; la liste électorale consulaire de 2026 comptait 2 692 inscrits. Pas de consulat général à Bali, un consul honoraire à Denpasar rattaché à Jakarta, aucune Alliance française recensée sur l'île. Tout décompte précis « à Bali » relève de la conjecture.

Une montagne couverte de végétation
La chaîne volcanique coupe l'île en deux climats : un nord sec, un sud et un centre arrosés. Photo : Unsplash.

Ce qui coince

Voici la partie que les brochures escamotent : les points qui font revenir des gens en France au bout de deux ans.

Une terre de catastrophes naturelles

L'Indonésie subit chaque année des milliers de tremblements de terre. Les inondations de septembre 2025 ont fait au moins 18 morts à Bali, Denpasar comprise ; une crue éclair a emporté huit personnes dans le nord en mars 2026 ; le 14 août 2026, un séisme de magnitude 7,7 au large de Florès, région voisine, a fait 103 morts. Le volcan n'est pas une abstraction : l'éruption de l'Agung fin 2017 a fermé l'aéroport et fait évacuer plus de 100 000 personnes ; en mars 2025, un volcan situé à 500 kilomètres a suffi à annuler 16 vols internationaux. La saison des pluies, de novembre à mars, est un facteur de risque documenté.

Un sanctuaire adossé à la montagne
L'éruption du volcan Agung a fermé l'aéroport de Bali et fait évacuer plus de 100 000 personnes fin 2017. Photo : Unsplash.

Un droit pénal qui ne pardonne pas

Le code pénal appliqué depuis janvier 2026 punit l'adultère d'un an de prison au maximum et la cohabitation hors mariage de six mois, sur plainte d'un proche uniquement ; le risque pratique pour un couple étranger paraît limité, mais la portée réelle du texte n'est documentée nulle part. Sur les stupéfiants, aucune ambiguïté : possession dès 0,2 gramme, prison ; trafic, peine capitale. Ajoutez une alerte attentats réitérée en 2026 et des émeutes à Jakarta en 2025 puis en août 2026 : le pays est plus mouvementé que l'image de l'île ne le suggère.

La roupie, l'inflation silencieuse de votre pension

La monnaie s'est nettement dépréciée : environ 17 700 roupies pour un dollar fin août 2026 selon la banque centrale, 20 600 à 20 800 pour un euro. Pour un retraité payé en euros, c'est favorable à l'instant T ; mais les guides antérieurs à 2024 sont faux d'un quart, et les seuils de visa fixés en dollars se renchérissent quand le dollar monte : un budget à conversions figées ne tient pas trois ans.

Loin de tout, au sens propre

Pas de vol direct recensé vers Paris, une évacuation sanitaire en dizaines de milliers de livres selon Londres, des programmes locaux d'évacuation qui s'arrêtent à 70 ans, un certificat de vie à renvoyer sous un mois : l'éloignement est une ligne budgétaire et un risque médical. S'y ajoute l'angle mort du grand âge : aucune source officielle ne documente d'équivalent d'EHPAD ni de filière de dépendance à Bali. Un projet d'installation à 60 ans doit inclure un plan de sortie pour 80.

La jungle dense des hauteurs
La saison des pluies n'a rien d'anodin : les inondations de septembre 2025 ont fait au moins 18 morts à Bali. Photo : Unsplash.

La route, premier danger du quotidien

Le taux d'homicides indonésien est l'un des plus bas du monde, 0,30 pour 100 000 habitants contre 1,34 en France ; mais la police de Bali a recensé 68 étrangers impliqués dans des accidents de la route sur la seule année 2022, et France Diplomatie qualifie les deux-roues de transport à très fort risque. Le permis français seul ne suffit pas : il faut le permis international, impératif pour les scooters. S'ajoutent vols à l'arraché, fraude à la carte bancaire et alcool frelaté au méthanol dans les zones touristiques. Rien n'interdit le projet ; tout réclame des habitudes.

Les animaux, point de rupture méconnu

Enfin, une interdiction sèche : l'importation de chiens et de chats à Bali est interdite, l'île étant zone de rage, quel que soit le carnet vaccinal. La France n'est pas classée indemne de rage par l'Indonésie, ce qui restreint même l'entrée par d'autres régions du pays. Pour beaucoup de couples, ce seul paragraphe clôt le dossier Bali.

Par où commencer, concrètement

Si le projet tient toujours, voici l'ordre dans lequel je le prendrais.

  1. Passez deux séjours de repérage, dont un en pleine saison des pluies, entre décembre et mars. Le visa à l'arrivée, 30 jours prolongeables une fois, suffit pour cela.
  2. Traitez la santé avant le visa. Vérifiez vos quinze années de cotisation, adhérez à la Caisse des Français de l'Étranger avant le départ pour éviter la carence, et faites établir des devis d'assurance avec rapatriement, en posant la question qui fâche : après 70 ans ?
  3. Faites qualifier vos pensions par écrit auprès du service des impôts des particuliers non-résidents : quelle part reste imposée en France, quelle part bascule vers l'Indonésie, et comment est traitée votre complémentaire.
  4. Choisissez votre formule de visa sur le portail officiel, en vérifiant les montants au jour du dépôt : E33F à l'année avec garant, ou E33E de cinq ans avec le dépôt de 50 000 dollars.
  5. Louez au moins un an avant tout achat. Si vous achetez un jour, jamais de prête-nom : bail ou Hak Pakai, juriste indépendant du vendeur, vérification du zonage.
  6. Choisissez la région sur des données, pas sur des photos : distance à un hôpital avec urgences, pluviométrie, circulation, températures nocturnes.
  7. Anticipez la mécanique administrative : compte bancaire local, permis international demandé depuis la France, certificat de vie annuel, déclaration fiscale indonésienne du 31 mars. Et si vous avez un animal, relisez la section précédente.
Une personne marchant entre les rizières
Un séjour de repérage en pleine saison des pluies en dit plus long que tous les guides. Photo : Unsplash.

Un dernier mot sur la méthode. L'Indonésie a réécrit son droit des visas deux fois en deux ans, et plusieurs pages officielles se contredisent, sur l'âge minimal comme sur les délais. Aucun chiffre de cet article, ni d'aucun autre, ne doit être utilisé sans être revérifié à la source à la date où vous engagez la démarche. Et faites relire votre montage par un professionnel avant de signer quoi que ce soit : cet article ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé.

Une colline plantée de palmiers
Louer un an avant tout engagement reste le conseil le plus répété par ceux qui sont restés. Photo : Unsplash.

Questions fréquentes

À partir de quel âge peut-on demander le visa retraite indonésien ?

À 55 ans pour la formule de cinq ans, selon la page officielle du visa E33E. À 55 ans pour les deux formules : consulté le 29 août 2026, le portail e-visa officiel décrit aussi bien le E33E que le E33F comme réservés aux personnes de 55 ans ou plus ; vérifiez tout de même le critère affiché au moment du dépôt, deux articles du règlement de 2024 mentionnant encore 60 ans.

Quels revenus faut-il justifier pour le visa retraite à Bali ?

Une pension ou des revenus d'au moins 3 000 dollars par mois pour les deux formules ; le visa d'un an E33F exige en plus un relevé bancaire de trois mois d'au moins 2 000 dollars, pages officielles consultées en août 2026. La formule de cinq ans ajoute un dépôt d'au moins 50 000 dollars en banque publique indonésienne. Le seuil de 1 500 dollars encore cité vient de l'ancien régime, abrogé en 2023-2024.

Ma pension française sera-t-elle imposée en France ou en Indonésie ?

Cela dépend de sa nature. La convention de 1979 réserve à la France les pensions de sécurité sociale et les pensions publiques ; les pensions privées d'un emploi antérieur ne sont imposables qu'en Indonésie, au barème de 5 à 35 %. Le sort de l'Agirc-Arrco n'est pas tranché : faites-le confirmer par écrit avant le départ.

Peut-on acheter une maison en pleine propriété à Bali ?

Non. La pleine propriété, le Hak Milik, est réservée aux citoyens indonésiens. Un étranger peut louer en bail de longue durée, détenir un droit d'usage Hak Pakai avec un titre de séjour, ou passer par une société à capitaux étrangers. Le prête-nom est illégal : contrat nul, et les tribunaux donnent tort à l'étranger.

La Sécurité sociale française me couvre-t-elle à Bali ?

Non. Il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et l'Indonésie, et les hôpitaux locaux ne soignent pas sans accord d'assurance ou garantie bancaire. Il faut la Caisse des Français de l'Étranger ou une assurance internationale avec rapatriement. Comptez 3 576 euros par an pour un couple à la CFE, barème d'avril 2026.

Quel budget mensuel pour un couple de retraités à Bali ?

Entre 2 500 et 3 500 euros par mois pour un couple confortablement installé, villa et véhicule compris, selon la presse francophone de 2026 ; une source anglophone de 2025 avançait 940 à 1 800 euros pour un standard plus local. L'écart tient au millésime et au niveau de vie visé.

Peut-on emmener son chien ou son chat à Bali ?

Non. L'importation de chiens et de chats est interdite à Bali en raison de la rage, quel que soit le carnet vaccinal, et la France n'est pas classée indemne de rage par l'Indonésie, ce qui complique même une entrée par une autre région. À trancher avant toute autre démarche.

Un couple non marié risque-t-il quelque chose à Bali ?

Le code pénal appliqué depuis janvier 2026 punit la cohabitation hors mariage de six mois de prison au maximum et l'adultère d'un an, mais uniquement sur plainte d'un proche, époux, parents ou enfants. Le risque pratique reste limité ; le texte existe, et sa portée réelle à Bali n'est pas documentée.

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Portrait de Julien Jimenez

L'auteur

Julien Jimenez

Éditeur de ce site, Julien Jimenez travaille dans le SEO et les médias en ligne depuis 2009. Créateur de NextLevel.link, il écrit ici sur la psychologie du quotidien, l'argent et les questions que tout le monde se pose.